Guren ~ Le pétale sacré du Lotus Rouge

Lorsque le Divin disparaîtra, le ciel s'assombrira et l'Harmonie deviendra Chaos...Qui a Guren se souvenait de cette antique prophétie ? Et pourtant...
 
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 Les ruelles

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MessageSujet: Les ruelles   Mar 19 Sep - 4:12

Les ruelles pavées d'Helaya étaient étroites et semblaient...confuses.
Elles pouvaient être paisibles ou agitées, de nuit comme de jour, quelques bousculades étaient parfois à déplorer, d'un cavalier pressé ou un marchand rabougri, mais lorsqu'elles étaient vides, le silence qui y régnait était très appréciable.
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Rosae

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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 16 Déc - 2:11

(Les Portes de la Ville)

...Une auberge, une auberge...C'était bien gentil, mais sincèrement, aah ce n'était pourtant pas dans mes habitudes que d'utiliser un tel langage, mais. quel. FOUTOIR ! Vraiment, je n'avais jamais vu un tel manque d'organisation de ma vie. Même à la réception du Duc Asinoë, c'est dire ! Ah, il faut dire que celle-ci, elle était mémorable, comme réception. Lorsque le soleil se levait et que tout le monde allait se coucher, ce pauvre châtelain était toujours suspendu au lustre de sa salle de banquet, personne n'a jamais su comment il était arrivé là. Et ce banquet, S(a)igneur ! Je chassai de ma tête ces pensées, ne plus songer au passé, mais à l'avenir...
Le peuple circulait, braillait, piaillait, mes oreilles si délicates n'en pouvaient plus. Je n'avais qu'une seule envie, outre celle de décaniller tout le monde, c'était de me retrouver seul dans un endroit calme. Des jours de voyage dans les jambes, il me fallait du repos. Sans compter qu'en partant ainsi, laissant tout derrière moi, j'avais également oublié de prendre de quoi me défendre. Par la faute de ce léger détail, il ne restait plus dans ma bourse que 200 PO, ayant été volé par divers gourdiflots au cours de cette fastidieuse épopée. Il faudrait que je songe à m'acheter quelque chose...et une nouvelle tenue, pfu.
Bien, changement de programme. Avant l'auberge, trouver l'armurerie. J'entendais au loin de vifs coups de marteau maltraitant une enclume usée, ce devait être le forgeron. L'échoppe vers laquelle je portais mon intérêt ne devait pas en être très loin. Du moins, dans les villes organisées, c'était ainsi.
J'eus un soupir...Mais cette ville n'avait rien d'organisée...Même les pavés étaient bancals, ma cheville manqua de se tordre à deux reprises, déjà !
J'arrivai non loin de la forge et inspectai les horizons. Comme je l'avais deviné, l'armurerie était...dissimulée, loin, inexistante, je ne savais pas, mais une chose était certaine, j'avais envie de pleurer d'irritation. Et ces bruits de marteau, mais ce que ceci peut être agaçant ! Il est plat ton fer, il te demande une chaussure pour son cheval, pas une sole à pêcher ! Ces forgerons...Frapper, frapper, frapper...Encore des gens qui n'ont jamais ouvert un livre de leur vie. Bon. Il fallait se rendre à l'évidence, j'étais perdu.
Le visage fermé, j'allai à la rencontre d'un villageois quelconque, tant il était en harmonie avec le décor, je me disais qu'il avait certainement toujours vécu ici. Et ce n'était pas un compliment.

"L'armurerie, je vous prie.
-Oh hey p'tit ! C'est facile, hey, tu vois ! C'est à droite dans la rue là-bas, et puis gauche, droite, droite encore, et...Non c'était gauche...Tu vois la grosse Berla ? Elle est tout l'temps au lavoir hey, j'vais lui cueillir des fleurs d'ailleurs, et...
-...Et cette armurerie ?"

Berla ? Lavoir ? Des fleurs ? Mais qu'est-ce que tout ceci pouvait bien me faire ? C'était pourtant une question simple ! Je ne savais cacher mon agacement, mais qu'importait.

"Hey p'tit, tu n'écoutes pas, j'viens de te l'dire ! Juste après la grosse Berla, teh !"

Je sentais que j'allais craquer...Mais pourquoi, pourquoi est-ce que j'avais décidé d'entreprendre ce voyage...Aah le jour où je le retrouverai, Lui, il va entendre parler du pays, et au sens propre !
Je fuyais ce gueux, qui ne m'était d'aucune infime utilité, et tournai encore dans ces ruelles, si petites mais pourtant si tortueuses et étouffantes, et lorsque le soleil était déjà très bas, enfin je vis l'enseigne.

"Ce n'est pas trop tôt..."

(L'armurerie)


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Ko' Baasha-Ra
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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 16 Déc - 3:19

Les Portes de la Ville


J'en avais assez de ce sol hostile qui abimait mes sabots et râlait sous mon pas. La ruelle était bien étroite, et les habitant n'avaient pas attendu bien longtemps avant de me jeter au visage quelques injures. Je n'en comprenais pas réellement le sens, mais il était aisé de deviner que là n'étaient pas des paroles spécialement agréables.
Il fallait admettre que mon corps n'était pas taillé pour les espaces restreints et j'essayais désespérément de me frayer un chemin parmi les mécontents. Par chance, ma carrure les intimidait, et malgré leurs jurons, ils préféraient conserver une distance respectable vis à vis de moi.
A cet instant précis, j'aurai offert n'importe quoi pour quelques fruits à la pulpe savoureuse, mais rien de tout cela ici. L'odeur nauséabonde des égouts serpentait sous mes jambes.
Je ne savais vraiment pas où aller, tout m'était si hostile... Mes armes ne m'avaient jamais tant manqué, et mes sabots, fissurés par ma marche, me blessaient, je jetais sur mes épaules nues, la peau d'oryx pour me protéger de l'humidité mordante.

Au fond de la ruelle, la foule de passants se fendit  et un marchand un peu bougon demandait que l'on lui laisse plus de place pour faire circuler ses bêtes. Deux immenses chevaux fatigués par le poids du travail. Le bruits que provoquaient leurs pieds étaient insoutenables, arrivés à ma hauteur, j'observais alors leurs sabots, qui portaient un étrange métal, m'enquis, au près de l'homme.
"Pardonnez, je vous prie, ma curiosité. Mais qu'est-ce donc au pied de votre animal?"

L'homme mit un instant avant de situer son interlocuteur et en me toisant, il eut un étrange mouvement de recul. Après s'être remit de ses émotions, il m'expliqua brièvement l'utilité des fers.
" Dorothée a besoin d'être parée, je vais donc rende visite à notre forgerons. Tu n'as qu'as m'accompagner."

Je lui emboitais les pas avec plaisir, sous les regards exaspérés des villageois qui ne parvenaient plus à savoir comment circuler dans la rue sombre.

https://www.rpg-guren.com/t34-la-forge
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Rosae

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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 16 Déc - 3:41

(L'armurerie)

Et encore ces rues bruyantes...J'étais exténué, j'avais faim, j'avais soif...Si seulement cette auberge pouvait se montrer...
Ah et bien...En voilà une qui se montrait bien...D'un rire discret et délicat, je me moquais d'une Centaure un peu gauche qui se faisait houspiller par une partie des villageois, s'écartant à son passage. Aaah...Cette ville était vraiment pathétique. J'observais la scène un long moment, amusé par ce que je voyais. Elle discutait à présent avec un pauvre homme estomaqué de voir un équidé au buste et au visage Humains. Bon courage, mon brave !

Mes yeux commençaient à se fermer seuls, il fallait que je m'active. Au loin, j'entendais des rires, des chants...C'était sûrement là que se trouvait la taverne. Encore du bruit...Soupir. Je marchais avec hâte là où je pensais les entendre, mais le son s'éloignait. C'est que je n'étais pas cartographe, moi ! Je revins sur mes pas, et après avoir quelque peu tourné en rond avec agacement, je tombai enfin nez à nez avec l'enseigne.

"La Taverne du Poney Vaillant"

Et bien...Même le nom transpirait la médiocrité...Je pouffai encore une fois en repensant à la Centaure, et poussai la porte...

(La Taverne)
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Ko' Baasha-Ra
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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 16 Déc - 4:43

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Je me déplaçais désormais avec un peu plus d'aisance, même s'il fallait admettre que ces nouveaux accessoires étaient un peu gênants au début. Mais je savais que je m'y accoutumerais rapidement, après tout, mes premières armes m'avaient elles aussi gênée quelques temps. Et puis j'avais fini par m'habituer à leur présence rassurante..
Ah... Mon arc long, ma lance, mon cher Janbiya... J'avais pu conserver mon foulard à la taille, mais sans mon poignard, il était bien triste.
Je savais que je ne pourrais retrouver mon équipement, mais c'était le prix à payer. Le présent, seulement le présent.

D'un pas déterminé, je me dirigeais vers l'armurerie en espérant y dénicher un substitut sinon convenable, au moins médiocre, à mon équipement regretté.



L'armurerie[/quote]
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Ko' Baasha-Ra
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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 16 Déc - 5:33

L'armurerie

Le crépuscule s'était évanoui et la nuit s'était paisiblement installée, et si j'avais pour coutume de dormir en extérieur, sous une toile aux parfums d'épices, ou simplement sur une dune de sable, j'avais bien compris qu'ici, une couche au dehors ne pouvait être accueillante.
Alors je suivis un groupe de jeune gens un peu alcoolisés qui n'avaient visiblement pas décidé d'achever leur soirée ici, j'espérais qu'ils pourraient me guider dans un lieu propice au repos et où je pourrais y quérir quelques mets pour apaiser ma faim.



La Taverne
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Rosae

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MessageSujet: Re: Les ruelles   Ven 22 Déc - 6:11

(La Taverne)

Non mais ce n'est pas possible, cette ville ne dormait-elle jamais ? Même au beau milieu de la nuit, il y avait un vacarme épouvantable de villageois brailleurs, à croire qu'ils faisaient un concours de celui qui piaillerait le plus fort ! Désespérant. Je ne voulais pas rester une minute de plus dans cet endroit misérable, il fallait que je trouve un endroit calme, où je puisse retrouver mon berceau-Lune et mes étoiles en mobile. Rien n'était plus rassurant et apaisant qu'un ciel nocturne...Je me dis alors que le jour où je deviendrai étoile à mon tour, j'aimerais briller pour les poètes, les artistes et les intellectuels. Mais une chose était certaine, pour ces villages de marauds, je me ferais discret et jamais ne me dévoilerais. Un jour, je deviendrais une étoile...Un astre si brillant qu'Il ne pourra jamais plus m'éviter, qu'enfin il pourra m'admirer et ne plus m'ignorer...
Je ne comprenais pas. Comment était-il possible d'aimer autant une personne qui n'a vraisemblablement aucun intérêt pour vous ? Je pensais qu'il s'était passé quelque chose ce soir là. Ce fut un choc, bien plus frappant encore que le forgeron sur son enclume. C'était une étoile qui se décrochait du ciel pour arriver droit sur mon coeur. C'était lumineux. C'était puissant. ...C'était impossible.
Je me sentais tellement stupide...Il était si simple de mettre une barrière envers les autres, de ne jamais se laisser atteindre. D'une facilité enfantine de se vêtir du masque que l'on avait choisi. Quel rôle au théâtre était-il plus compliqué que de se jouer soi-même ? Rien n'était écrit. Dans la vie, tout n'était qu'improvisation perpétuelle, et cette fatigue qui l'accompagnait. Les comédiens jouaient sans relâche dans les théâtres itinérants, certainement une façon pour eux de noyer qui ils étaient vraiment. Ce visage qu'ils ne voulaient pas voir. Cette âme qu'ils voulaient dissimuler aux yeux des autres. Personne n'était vrai, tout n'était qu'utopie ou parodie. J'avais parfois cette impression, de n'être qu'une parodie de moi-même. Existais-je seulement réellement ? Où bien n'étais-je alors qu'un pantin, à son service ? Duquel de Ses sorts étais-je épris ?
Il est de ces jours où je me détestais autant que je désirais le revoir...La dépendance...Est-il pire fléau ?

Sans m'en rendre compte, les yeux embrumés de larmes, j'arrivai déjà aux immenses portes en bois. Je les franchissais sans regret. Jamais un homme de sa classe ne séjournerait dans un tel village, j'étais donc certain qu'il ne pouvait se trouver ici...

(Les portes de la ville)
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Celeenya



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MessageSujet: Re: Les ruelles   Ven 22 Déc - 7:04

(Les Portes de la ville)

La soirée commençait et pourtant du monde circulait quand même. Un vrai brouhaha, il y avait plein de bride de conversation, j'en captais quelques morceaux peu intéressants. Les gens ont le don de discuter des heures de rien...
En plus des voix, d'autres bruits se mêlaient, quelques part dans le quartier devait travailler un forgeron avec son éternelle enclume et marteau à rendre fou. Des cliquetis sur les pavés sûrement dut aux roues ou chevaux piétinant devant une échoppe.
Je passais devant un tanneur et son odeur nauséabonde...non franchement, intenable, heureusement que je n'avait pas encore mangé...
En parlant de manger, peut être devrais chercher un étal ou une auberge.

Je tournais dans les ruelles esquivant les gens, un vrai dédale, je croisais une armurerie, bon a noter, je reviendrais regarder leurs articles. Au bout de plusieurs tours et détours, je tomba enfin sur une taverne, parfait.
En poussant la porte j'espère y trouver un petit coin de comptoir libre pour une assiette et surtout un lit.

(La taverne)


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MessageSujet: Re: Les ruelles   Ven 22 Déc - 7:20

La Taverne

J'avais l'étrange impression que mon corps s'était accoutumé au froid. Celui-ci me rappelait presque les basses températures de mes chasses nocturnes au creux es dunes rondes. J'y avais abattu un nombre très respectable de proies de choix.
L'homme que je pistais avait bien quelques minutes d'avance et une possibilité infinie de situations géographiques à cet instant précis dans ces ruelles labyrinthe qui grouillait humains déjà bien alcoolisés, j'avais grand peine à me déplacer car je prenais garde à ne pas blesser leurs pieds fragiles et tendres. Mais décidément, les bipèdes ne prêtent que bien peu d'attention à leur discrétion. Et celui-ci avait une odeur bien particulière qui ne se détachait aisément des relents de fumiers, d'engrais et de bière et de soufre brulé.

Je m'engageais alors sur ses traces avec une aisance tout à fait innée. Ma grande taille ne me permettait pas de passer inaperçue mais avait justement le mérite de me permettre de fendre la foule sans grande difficulté. Je ne comptais plus le nombre de passants que j'avais croisé, il me semblait que mes yeux s'étaient attardés sur une silhouette distante, presque fantomatique, mais déjà une charrette avait capté mon attention, et la forme avait disparu. Peu importait. Elle n'était pas "ma proie" et tout chasseur se doit de ne pas détourner son regard de sa cible première. Je me contentais alors d'analyser les trajectoires des objets encombrants susceptibles de ralentir ma progression pour les esquiver avec aisance et souplesse.

Je me questionnais sur les états d'âme de cet être curieux. Quel souvenir, quelle action, quel évènement avait pu déclencher chez lui cette volte face émotionnelle? Je ne pensais que rien au monde aurait pu ébranler sa carapace d'ébonite.
Je n'aurai qu'à le lui demander. Quoi de plus simple?

Alors, je m'extirpais des ruelles pour suivre la trace de mon intérêt et aperçu une ombre familière sous les arches de pierre.
J'allais à sa rencontre, en me dirigeant vers les portes de la cité.
Les portes de la ville
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Celeenya



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MessageSujet: Re: Les ruelles   Mar 26 Déc - 17:58

(La taverne)

Les ruelles étaient plus calmes à cette heure avancée du soir, on voyait enfin où on mettait les pieds. C'est à dire sur un sol pavé, quelque peu sale...même très sale. Quelques habitants balayaient les crottins, boue et autres saletés organiques, pour les mettre ensuite dans un énorme tonneau, sûrement qui servira d'engrais aux fermiers ou peut être leur petit morceau de terre personnel, en tout cas il était apparemment pour tout le monde. Je me demanda un instant qu'elle était la pire odeur entre ça et le tanneur...eurk le tanneur quand même.
D'ailleurs, j'aillais avoir le plaisir de repasser devant chez lui pour aller à l'armurerie que j'avais repéré plus tôt aujourd'hui.
Tournant et retournant, je fini par atteindre la boutique voulue....une enseigne en bois grinçait à chaque balancement...puis j'entra, j'allais bien trouver une arme utile.

(Les ruelles)
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Celeenya



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MessageSujet: Re: Les ruelles   Mer 27 Déc - 19:46

(L'armurerie)

En sortant, je traversa la ruelle pour y trouver un petit recoin isolé, je me faufila dans une allée pas plus large qu'un nain, autant dire qu'on ne se croisait pas ici. Je leva la tête et constata que les toits se rejoignaient presque, apportant encore plus d'obscurité.
J'en sorti le paquet donner par l'armurerier, le déballa...bien, avec ça, je pourrais me défendre si jamais quelqu'un surgissait par surprise...enfin...si on surgit c'est forcément par surprise. Et c'est forcément quelqu'un de malveillant, on ne surgit pas dans le dos des gens comme ça, sans raison, pour le plaisir...
Bref, je l'attacha à ma taille, côté gauche, discrète, je pourrais facilement la dégainer.
Je sortie de l'ombre afin de rejoindre la taverne, la nuit unissait mon léger pelage, en plein soleil les stries de mes bras ressortaient un peu, la capuche dissimulait mon visage, ni vu, ni connu. C'était une habitude que Edia et moi avions prise, pour éviter les regards, et surtout les premiers mois, vu qu'on avait un peu déserté la troupe et que ça ne se faisait pas...bah voilà, pas de visage, pas de problème...je ne la portais que dans les villes et villages, toujours par habitude.
Et puis, c'était pratique, par les temps où le soleil tapait bien, ça reposait les yeux, et protégeait légèrement de la chaleur, et quand il pleuvait, je ne finissais pas trempée.

(Les ruelles)


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Khalyra

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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 30 Déc - 14:56

(Les portes de la ville)

Que cette ville était jolie ! De petites maisons anciennes, aux pierres apparentes, bordaient la ruelle. C'est fou ce qu'ils aimaient la pierre, ici ! Chez nous, tout était en bois. Mmh ? Oui d'accord, dans la forêt, c'est plus pratique mais ce n'est pas une raison ! Nous aussi, nous avons des pierres dans la forêt ! Si ! Oui Monsieur ! Elles sont même ingénieusement posées de façon à honorer les dieux ! Ou nos ancêtres. Ou les esprits de la nature. Ou même nos souverains. En réalité, personne ne savait précisément à quoi, ou plutôt pour qui, elles servaient précisément, mais en tout cas, elles étaient là et servaient lors de nos offrandes et rituels. Elles étaient magiques, c'est tout. Nous, au moins, nos cailloux étaient empreints de forces éthérées, gorgées de vieilles incantations que nous pouvions parfois entendre si nous tendions bien l'oreille. Et oui bande de jaloux, nos pierres à nous, ce ne sont pas de vulgaires cailloux de mines ! J'aimais ramasser des plantes qui poussaient à leur pied, je me disais que peut-être, elles avaient des vertus différentes de leurs jumelles vivant un peu plus loin. Créer des potions me manquait, j'avais hâte de trouver un endroit où pouvoir en faire ! Un peu d'eau suffirait ! Mais avant tout, il me fallait un couteau, ou quelconque petit objet tranchant. J'avais perdu le mien lors d'un combat acharné contre des ronces, malheureusement, celles-ci ont gagné et ont vraisemblablement choisi mon ustensile comme gain de victoire. Plantes perfides. Je suis sûr que vous êtes cousines éloignées des orties mais que vous le cachez, pour endormir les gens. Je l'aimais en plus, moi, mon couteau ! Il m'avait été offert par mon père de substitution...Il avait confiance, à bien y repenser.
Ah ? Qu'entends-je ? Un bruit d'enclume, formidable ! Bien que le bruit en lui-même soit désagréable, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ça signifiait certainement qu'une armurerie se trouvait dans ce village. Ahaa...J'étais content. Je pourrais de nouveau hacher minutieusement les plantes séchées accrochées à ma ceinture. Elles me seraient bien utiles !
Je marchais d'un pas gai, sourire aux lèvres en pensant à ce que je pourrais encore inventer, avant de tomber nez à nez avec l'enseigne de l'armurerie. Déjà ! Si simple à trouver, ce village était décidément merveilleux ! Bien qu'un peu trop fréquenté, tout de même. Je faillis me faire renverser par une fille louche à capuche. Méchante, tu pourrais regarder où tu vas, je suis visible, tout de même ! Dans ma forêt, les gens sont plus polis. Moi, j'aime les gens polis. J'ai été élevé ainsi : respecte les autres, la nature et ce qui vit. S'ils ne te respectent pas, casse-leur la tête. NON ! Détourne la tête. Oui voilà. C'était ça. Détourne la tête. Laisse tomber, en somme !
Bon, allons chercher ce couteau !

(L'armurerie)
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Khalyra

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MessageSujet: Re: Les ruelles   Mar 2 Jan - 17:41

(L'armurerie)

Elle est belle, elle est belle ! Sourire aux lèvres, je l'admirais toujours aussi béatement. Ce n'était certes qu'une dague, mais je n'avais jamais eu si belle arme en ma possession ! Pourtant, nous avions de belles fabrications dans notre peuple, et non, pour faire taire les mauvaises langues, le savoir ancestral ne s'est pas perdu ! Mais celle-ci...Elle semblait flambant neuve et pourtant avec un vécu...C'était étrange. Il fallait que je la protège, j'avais si peur de me la faire voler ! Moi, paranoïaque ? Non. Mais lorsque nous rencontrons sur notre chemin plusieurs étrangers aux capuches si basses sur leur tête que nous ne voyons pas leur visage, je suis désolé mais c'est suspect ! Je n'ai jamais compris ça, d'ailleurs. Quelle manque de discrétion pour des voleurs, nous les repérons à des kilomètres à la ronde. Alors qu'en restant soi-même, ça attire beaucoup moins l'attention. Je n'aimais pas les chapardeurs, de toute façon. Pour détrousser plus faible que soi, il ne fallait pas avoir beaucoup d'honneur ni de compassion, c'était seulement méchant et égoïste. Moi, je crée pour aider les gens. Tout le contraire de ces personnes ! Je pense que si tous les peuples savaient s'entre-aider, en groupe ou individuellement, sans penser toujours à soi, le pétale de notre beau Shandelia aurait peut-être moins d'utilité. Oui bon d'accord, le climat, le chaos, tout ça, tout ça, mais tout de même ! Il y a une partie des choses que nous, humanoïdes, pouvons faire nous-même.
Vous savez, à toujours vivre dans la nature, nous observons beaucoup de choses. Et plus encore, nous apprenons et devrions nous en inspirer ! Certaines espèces animales ne peuvent vivre l'une sans l'autre, par l'entraide. De même pour les arbres, combien d'arbustes viennent s'enrouler autour d'un plus gros, profitant de sa force ? Chacun peut apporter quelque chose à l'autre, et j'avoue que j'espérais secrètement trouver mon arbre autour duquel m'enrouler, mon espèce à protéger, et qui veillera sur moi en retour. J'avais envie de tomber amoureux, il paraît que c'est formidable ! Non ? Rustres. Moi je suis sûr que si. Encore faut-il le trouver !...Peut-être le délivrerais-je d'un champ de ronces en furie ! Aah si, si si, des ronces peuvent être furieuses, ça je vous le confirme ! Mais ce n'est pas grave, maintenant, je vais pouvoir faire des potions ! Je vois l'enseigne de la taverne, ils doivent bien avoir un peu d'eau là-bas...Et tant qu'à faire, j'en profiterais bien pour me sustenter un petit peu également.

(La Taverne)
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MessageSujet: Re: Les ruelles   Sam 13 Jan - 22:09

(La Taverne)

Vite, vite, il n'y avait pas un instant à perdre ! Je voulais ma cardamine ! Je trottinais dans les ruelles, évitant de ci, de là, un marchand en éveil. La ville était très agréable au petit jour, nous pouvions sentir l'odeur imaginaire du sommeil encore présent, les gens étaient plus lents, comme si la vie s'était mise au ralenti pendant quelques instants. J'adore l'aube ! Dans mon village natal, c'était l'heure où les animaux allaient s'abreuver pour la première fois de la journée. Les petites souris, les mulots, et autres rongeurs s'en mettaient plein les moustaches ! Ils en profitaient pour faire leur toilette, grâce à ces perles d'eau ornant élégamment leurs vibrisses. Décidément, ces petits animaux étaient adorables. J'espérais pouvoir en revoir dans ces clairières !
Ah, ça, c'est le bruit de l'enclume. Le village allait alors certainement s'activer à son rythme maintenant, je devais alors me précipiter à l'extérieur du village au plus vite afin d'éviter de me faire percuter par quelconque voyageur trop pressé.

(Les portes de la ville)
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MessageSujet: Re: Les ruelles   Mar 23 Jan - 5:36

(Les ruelles)

En fait, je pensais aller à la taverne, mais vu que j'avais oublié de réserver une chambre, c'était sûrement loupé...
Je traînais dans les rues qui se vidaient plus ou moins, ces gens là ne dormaient-ils pas ?
Je repassais devant l'auberge, ou deux nains étaient affalés contre le mur, ronflant...ils pourraient concurrencer les machines infernales des ingénieurs, bon, contrairement à ces dernières, eux ne devraient pas exploser...
Je m'arrêtais sur la place centrale, essayant de repérer un endroit qui pourrait être tranquille quelques heures, un recoin, un renfoncement...
Je regardais le ciel, il était clair et les étoiles magnifiques...je me souviens qu'avec Edia, souvent on s'allongeait, dans l'herbe, sur un toit...et on essayait de relier les étoiles pour faire des dessins...on rigolait bien en essayant d'expliquer à l'autre ce qu'il fallait relier "le truc brillant, là au milieu, mais non l'autre !" Oh mon dieu...que ça me manque...les voir me serre le cœur...
Bientôt, je te le promet, je trouverais un mage, une potion, un rituel, même un nécromancien, ou un mage noir...n'importe quoi, mais on sera ensemble...ton sourire me manque tant, si tu savais...

J'avais peur de l'avenir, je savais juste que j'étais partie dans une quête...et que je ne savais pas combien de temps elle allait durer...et puis, les mages ne rendent sûrement pas de service gracieusement...je n'avais rien, à part quelques pièces et mon sang...
J'avais peur d'être seule pour mes décisions, j'étais nulle pour ça...Au cirque, c'était facile, on suivait, on se posait, pour repartir quelques semaines après...
Avec Edia, on regardait la carte, on se bataillait pour savoir où aller, lui se renseignait, et hop ! C'était parti !
On s'était déjà battu contre des abrutis qui voulaient nous détrousser et on avait souvent esquivé ou fuit. Bah oui...fuit, car quand même...on ne peut pas toujours se battre, surtout quand c'est un garde qui vous prend la main dans le sac, au sens propre...
Ahh ! Et si je devenais garde ?! Je pourrais approcher les grands mages de notre Roi ! Je pourrais approcher le Roi tout court !

Je le sentais mal...mais mal.....demain je me dirigerais vers une autre ville, doucement j'attendrais la capitale.
Je finie par m'assoir contre la fontaine centrale, je savais que je serais réveillée aux aurores...tant pis...

(Les ruelles)
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